Héritières ( le sort des femmes)

 Jeanne, romancière en perte de confiance, en proie a un passé douloureux accepte à contre coeur, un projet d’écriture autour d’une femme condamnée pour sorcellerie en 1772.
Contrainte par son éditeur et ami Hector, elle plonge dans une enquête bouleversante aux côtés d’Ana, jeune journaliste féministe. Ensemble, elles exhument la vérité sur un procès inique et misogyne, révélant les failles de l’histoire de la chasse aux sorcières, et résonnant avec les démons intérieurs de Jeanne jusqu’à briser son amnésie traumatique.
Une quête en réhabilitation de la dignité des femmes qui met à l’épreuve les amitiés et révèle des vérités enfouies.

La note de l'autrice

Héritières (le sort des femmes) est née du désir de mettre en lumière le lien troublant entre les condamnations pour sorcellerie et les féminicides contemporains. Je ne cherche pas une reconstitution historique, mais un théâtre de résonance : faire dialoguer les époques pour montrer que les mécanismes d’oppression – disqualification, contrôle du corps, silenciation – traversent les siècles.

En proposant une écriture sous forme d’enquête, d’investigations où se croisent drame, ironie et humour, le rire devient un espace de respiration, un moyen de mettre en évidence l’absurde, de contourner les résistances, et de mettre à distance l’indicible.

L’écriture de cette pièce a également fait émerger une dimension plus intime : celle de l’héritage traumatique, de ce qui se transmet malgré nous, parfois à notre insu.

Héritières questionne cette mémoire collective et personnelle, et ouvre un espace de réflexion sur la résilience, la sororité et la reconquête de la dignité.

L'équipe artistique

Interprètes :

Sandrine Moualigou
Gaëlle Billaut-Danno
Garance Teillet
Julien Jacob

Mise en scène : 


Isabelle Loisy

Chorégraphie : Iris Mirnezami

Création musicale : Rémi Auclair

Création lumière : Bertrand Saunier

Scénographie/décor : Noé Bouret

Costumes : Gabriel Marc